Pompe à chaleur

Pompe à chaleur dans les Hauts-de-Seine : air/air ou air/eau, à quel prix ?

Le mot recouvre deux équipements qui n'ont ni le même prix, ni les mêmes aides, ni le même usage. Confondre les deux est la première source de devis inutiles.

Une pompe à chaleur prend les calories de l'air extérieur pour chauffer le logement. La version air/air les souffle dans les pièces par des unités murales ou des gaines : c'est une climatisation réversible utilisée pour chauffer. La version air/eau les transmet à un circuit d'eau, radiateurs ou plancher chauffant, et produit l'eau chaude sanitaire. Dans les Hauts-de-Seine, la première équipe les appartements, la seconde remplace les chaudières des maisons.

Air/air ou air/eau, comment trancher ?

La PAC air/air convient à un appartement chauffé à l'électrique, avec ou sans clim existante. Elle coûte entre 5 000 et 9 000 € pour trois unités, rafraîchit l'été, et divise couramment la facture de chauffage électrique par deux. Elle ne produit pas d'eau chaude et n'ouvre pas droit à MaPrimeRénov'.

La PAC air/eau convient à une maison avec un réseau de radiateurs, typiquement une chaudière gaz ou fioul à remplacer. Elle coûte entre 12 000 et 18 000 € posée pour 110 m², produit l'eau chaude, et cumule MaPrimeRénov', les CEE et la TVA à 5,5 %. C'est le remplacement de chaudière le mieux aidé.

Le dimensionnement, le vrai sujet

Le seul calcul qui vaut est celui des déperditions : surface, isolation, orientation, hauteur sous plafond, mitoyenneté. Un devis qui propose une puissance à partir de la seule surface est un chiffrage fait au doigt mouillé. Une machine surdimensionnée fait des cycles courts et s'use vite ; une machine sous-dimensionnée bascule sur sa résistance électrique dès qu'il gèle, et la facture de janvier explose.

Pour une PAC air/eau, la température d'eau que réclament les émetteurs compte autant que la puissance. Sur des radiateurs en fonte à 65 °C, le rendement chute. Sur un plancher chauffant à 35 °C, il est excellent. Dans une maison des années 1930 de Rueil ou de Suresnes, le devis doit dire ce qu'il advient des radiateurs existants.

Ce que le 92 change par rapport à la province

La place. Une PAC air/eau demande une unité extérieure encombrante, avec un dégagement d'un mètre devant, et une distance aux voisins qui limite le bruit. Sur les parcelles étroites de Bois-Colombes ou d'Asnières, l'emplacement se décide à la visite, pas au téléphone. Un modèle à compresseur silencieux, autour de 40 dB(A) à trois mètres, évite le contentieux de voisinage.

Le gaz de ville ensuite. La plupart des maisons du département y sont raccordées avec une chaudière récente à condensation. Remplacer une chaudière de dix ans par une PAC fait gagner peu et coûte cher ; remplacer une chaudière de vingt-cinq ans, ou une chaudière fioul, change tout.

Quand une pompe à chaleur n'est pas la bonne réponse

  • Une maison non isolée : la PAC consommera beaucoup pour compenser des déperditions que l'isolation aurait réglées. Isoler d'abord.
  • Un appartement en copropriété sans emplacement extérieur validé : sans unité extérieure, pas de pompe à chaleur.
  • Une chaudière gaz à condensation de moins de dix ans : le gain ne rembourse pas l'investissement dans un délai raisonnable.
  • Un logement chauffé par un réseau de chaleur urbain, fréquent à Courbevoie et à La Défense : la question ne se pose pas.

Ce que doit contenir le devis

La marque, le modèle et la puissance à la température de base de la commune, moins 7 °C en Île-de-France, le calcul de déperditions, l'emplacement et le mode de fixation de l'unité extérieure, la dépose de l'ancien équipement, le raccordement électrique, la mise en service et la certification RGE de l'entreprise. Sans RGE, aucune aide n'est mobilisable.

Questions fréquentes

Une PAC air/air ouvre-t-elle droit à MaPrimeRénov' ?

Non. MaPrimeRénov' est réservée à la pompe à chaleur air/eau et à la géothermie. Une PAC air/air peut en revanche bénéficier d'une prime CEE modeste et de la TVA à 10 % en rénovation. Le calcul se fait donc presque à prix plein, ce qui reste rentable face à des convecteurs électriques.

Quel budget pour remplacer une chaudière gaz par une PAC air/eau ?

De 12 000 à 18 000 € posés pour une maison de 100 à 130 m² dans les Hauts-de-Seine, dépose de la chaudière comprise. Selon les revenus, MaPrimeRénov' et les CEE couvrent de 2 000 à 8 000 €. Le reste à charge se finance avec l'éco-PTZ, sans intérêts.

Une PAC fonctionne-t-elle par grand froid en Île-de-France ?

Oui. Les machines actuelles produisent de la chaleur jusqu'à moins 15 °C, et la région descend rarement sous moins 7 °C. Ce qui compte est la puissance restituée à cette température, qui figure sur la fiche technique, et non la puissance nominale mesurée à 7 °C.

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